Le stress hydrique des Oasis du Maroc

                                                                             Planète environnement

 

Au cours de nos missions médical en zone rurale marocaine, nous avons traversé de très nombreux paysages où l’agriculture dont vivent les populations locales a en partie été abandonnée faute de pluies.

Nous avons décidé d’agir en privilégiant le domaine oasien, celui de Ferkla en particulier à proximité de Tinejdad (Province d’Errachidia).

Face à ce désastre annoncé, les acteurs de la société civile, de nombreuses ONG se sont engagées pour fédérer des efforts en commun. Agir seul devant l’ampleur d’un tel défi était irréaliste.

 

Notre projet environnemental fut le fruit d’une collaboration entre le Professeur Lahcen Kabiri, Professeur de Géoscience de l’Environnement du Département des sciences de la Terre, Université Moulay Ismaïl à Meknès, le Fonds d’Aide International au Développement avec la participation financière de la Commune de Plan-les-Ouates que nous remercions ici.

                 

Scénario actuel selon le PNUD :

« La plupart des oasis agonisent et le mot n’est pas trop fort". 

 

"Si la situation perdure, la disparition des oasis est annoncée.

Il convient de prendre conscience que le Maroc est en train de perdre - dans l’indifférence générale - un élément de son patrimoine territoriale et naturel , la perte d’emploi de 5 % de la population totale du Maroc ( 1 million 750 mille agriculteurs) vivant des produits très divers des oasis en alimentant le marché intérieur et celui à l’export.

Il y avait plus de 15 millions de palmiers au siècle dernier dont moins de 4 millions aujourd’hui.

Les conséquences de la dégradation des oasis et leur disparition aura un effet direct sur le processus de désertification d’une région, entière, voire d’un pays ».

Le déficit structurel en eau est partie intégrante des zones arides. La dégradation climatique enregistrée depuis les années 70 et 80, n’a fait qu’amplifier les variations du cycle de l’eau. L’assèchement des palmeraies du fait de la disparition de la ressource hydrique ou d’un abaissement trop important du débit, fait que le recours au pompage de la nappe devient un réflexe commun entraînant un épuisement de celle-ci. De plus, le sur-pompage a pour autre conséquence: l’élévation des taux de salinité des eaux, rendant de fait celle-ci impropre à la culture.

 

Notre organisation a acheminé 

un bassin de rétention d’eau de 200'000 litres.

2 pompes d’aspiration de forte puissance pour capter l’eau d’un oued de proximité, 800 mètres linéaires de tuyaux à gros débit et 2 crépines.

Cette action environnementale fût limitée à la hauteur des moyens financiers dont nous disposions.

 

Ce projet est conforme au point 2 de nos statuts.